L’Opinel est-il le meilleur couteau du monde ?
Certains diront que rien n’égale un bon LAGUILLOLE, les Mac Gyver en herbe ne quitteront pour rien au monde leur couteau suisse VICTORINOX, mon père, lui, trimballe toujours le même couteau OPINEL dans son sac, depuis prêt de 40 ans. Ce n’est pas un loubard le padre, juste un bon vivant toujours prêt à couper une rondelle de saucisson ou se libérer d’une ficelle de trop en déballant ses achats chez Leroy MERLIN. Pourquoi tant de fidélité ? Tout s’explique…
Observons l’outil… Un manche en bois (buis, charme, chêne), une lame qui s’y replie, un couronne pivotante qui permet de bloquer la lame, et c’est tout. Son métal avait beau noircir avec le temps (avant la sortie de la version inoxydable), son look pouvait rester des plus basiques, il a fait des millions (et il fait toujours) des émules. Il tient dans la main, résiste au jardinage, est décliné en plusieurs tailles, de celle qui nous permet de le porter sur nous sans avoir peur d’un contrôle de police, à celle qui permet de découper des petits troncs d’arbre. L’opinel standard, le numéro 8 (ou son petit frère le numéro 6), était d’ailleurs souvent le premier couteau qu’on offrait à un enfant (sans pour autant avoir peur d’en faire un sosie de Jack l’éventreur). C’est le couteau que le papy offre en douce à son petit fils de 7 ans, après une chasse aux champignons (les vrais, pas ceux qui poussent dans les boîtes, je parle de ceux de la forêt, au pied des sapins).
Pour ma part, je crois me souvenir que j’ai eu le mien après ma première journée chez les scouts.
L’esprit Opinel, c’est aussi le binôme “l’homme + l’objet culte”, et un symbole incontournable de notre culture française depuis plus de 100 ans. Ce couteau fermant est né en Savoie en 1890. Objet moderne, abordable (environ 8 euros aujourd’hui) et bien pratique pour l’époque (car bien discret), il est devenu au fil du temps un objet universel de par son usage et sa dispersion géographique. Simple, robuste et fidèle, il est passé dans de nombreuses mains et mentionné dans l’innombrables ouvrages. La légende nous dit qu’il s’est trouvé dans la poche de grands personnages tels que Pablo Picasso, Eric Tabarly, Ellen Mac Arthur… Certains ont même personnalisé le manche en bois de leur opinel avec quelques pyrogravures. Moi j’ai le Moleskine d’Hemingway, alors pourquoi ne pas être fier d’avoir de même couteau que PICASSO ?
Et puis il y a ce dernier argument avancé par la marque : c’est un couteau bio ! “Pour éviter les effets négatifs sur l’environnement d’un approvisionnement lointain (pollution due au transport, déforestation…), 95% des manches en bois fabriqués par Opinel sont issus d’exploitations françaises”.
Ellen, notre chère co-rédactrice, appréciera même de le trouver dans le Dictionnaire Larousse en nom commun comme en marque déposée. Et si ça suffisait pour l’affirmer en tant qu’objet culte ?
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Armel
(COMMENTAIRE HORS SUJET J’ANNONCE…)
Petit message pour souhaiter un bon anniversaire à culture-culte.com .
1 an déjà…
En fait, même si ça prends plus qu’un an pour regrouper les 999, vraiment, je vous encourage à ne pas arrêter avant que l’objectif ne soit atteint et votre lectorat rassasié.
Très bonne continuation.
Yoann
D’accord avec Armel!
Bon anniv !
Мебельные стили
Спасиб .было оч интересно.