James Bond et l’Homme au pistolet d’or
A peine la télé éteinte hier soir, je restais encore sous le choc. Mais qu’est-ce qui passait dans la tête des réalisateurs au début des années 1970 ? Le film “L’Homme au pistolet d’or” est hyper violent ! Si les scènes d’actions semblent mal préparées pour les cinéphiles nourris aux époustouflantes cascades de l’élastique Jet LI, il reste toutefois le choc de l’image, le poids des mots, surtout si on re-situe le film dans son contexte historique. Mais pourquoi est-il si méchant ?
Bien sûr, entre le James BOND de Roger Moore et l’ignoble assassin de “Massacre à la tronçonneuse”, il y a un gap, mais comprenez mon étonnement. J’avais gardé dans mes souvenirs d’enfance, l’image d’un Roger Moore facétieux, hyper distingué, sooooo british. Et là, je découvre un James qui torture les filles, fracasse la tête des méchants sur les murs, manque à sa parole envers un enfant, ridiculise un nain durant 2 heures… En fait, ce mec est un pourri. Un pourri hyper violent au service de sa majesté. Est-ce à dire que le film se veut plus réaliste que les épisodes du très politiquement correct Pierce BROSMAN ?
Pour tout vous dire, c’est sans doute l’épisode qui m’a le plus fait penser au récent “Casino Royal” avec Daniel CRAIG, un agent plus vrai que nature. Ici pas de YAMAKASI pour jouer les monte-en-l’air, pas d’histoire d’amour, mais on retrouve tout de même la James Bond Girl pas trop tarte, le mec normal qui se prend tout de même quelques baffes et le méchant qui pourrait être un ex-copain d’école devenu le poulain de la mafia. D’ailleurs, les afficionados auront remarqué que le méchant Francisco Scaramanga, alias “l’Homme au pistolet d’or” (et brillament interprété par Christopher Lee) présente d’autres similitude avec “Monsieur LE CHIFFRE”.
Bon, ok, c’est plutôt violent et macho, mais aussi écolo !
On sent aussi les effets de la crise pétrolière de 1973. En effet, cet épisode réalisé en 1974 (le 9e film de la série des James Bond) notre agent secret part à la recherche d’un engin capable de capter l’énergie solaire avec un rendement hallucinant.
Le message parle à tout le monde à cette époque, le Royaume-Uni ne s’étant pas encore remis de la crise au moment de lancement du film.
Au final, avec 35 ans de recul, on peut dire qu’on s’en est plutôt bien sortis, ça laisse optimiste pour la suite.
Allez, vite, un extrait…
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Yoann Grange
Pour moi, un des pires James Bond.
La voix française du nain, les remarques racistes du texan, le pistolet d’or qui semble sorti de chez Gifi, les blagues machistes et les décors qui viennent du marché aux puces de Bollywood font de ce film un des quelques “James Bond” qui ne mérite pas son nom.
Bon Gael, va falloir mettre les bouchées doubles parce que à ce rythme là… 999…
Allez, je reviens pas avant qu’il y en ait 300 !
A+