Le journal de Bridget Jones: l’incontournable comédie sur la trentaine
Que ce soit en littérature ou au cinéma, vous avez tous entendu parler de Bridget Jones et de son fameux journal intime. Humour anglais et situations cocasses s’y retrouvent, mais est-ce tout ce à quoi tient la réussite de notre Bridget? Pas sûr…
Pour vous remettre en situation voici le trailer du film (en VOST parce que je suis incorrigible):
Jouons franc jeu, l’humour efficace d’Helen Fielding, bien transmis à l’image par le trio Renée Zellweger-Hugh Grant-Colin Firth, constitue bien la base du succès de l’histoire. Pourtant, limiter son intérêt à la rigolade serait injustifié.
En premier lieu, ce dont il faut bien se rendre compte, c’est qu’il est particulièrement facile de s’identifier à cette petite trentenaire, qui vit entre son travail, ses amis, sa névrose du kilo en trop, sa faiblesse pour le tabac et sa quête de l’homme de sa vie. C’est bien simple: on le vit toutes, à plus ou moins grande échelle. Et comme vous le savez, pour qu’un héros plaise, il faut qu’on l’aime, qu’on trouve un petit bout de lui qu’on a soi-même, ou qu’on aimerait avoir.
Après, on a beau dire, vous avez dû voir un paquet de situation “surprenantes” dans ce film. Bel exemple au générique de départ:
Pour ceux qui se le demandent encore… oui, ça aussi c’est du vécu… Que ce soit la phobie du pèse-personne, le copinage trop fréquent avec le pot de glace “qui est déjà entammé, faudrait pas que ça se perde”, les soirées langues de vipères avec les copines, et oui, chanter des chansons en play-back, si stupides que toutes ces petites choses nous paraissent (et aux hommes sûrement tout autant, sinon plus), on y retrouve toutes un peu de nous-mêmes… et du coup on se sent un peu moins seules, un peu moins bêtes, un peu plus drôles, ou peut-être juste un peu plus normales.
Enfin, et pour m’auto flageller dans mon rôle de défenderesse du film en tant que non bimbo-esque, je dois reconnaître que la présence dans le casting de Hugh Grant, beau gosse de renom, ajoute au nombre d’entrées en salle. Voilà, c’est dit! Mais attention: l’intérêt c’est de voir ce qu’on en fait… et ici, on en fait bon usage. J’utilise mon décodeur: Hugh Grant campe habituellement des rôles de gentlemen, bien sous tous rapports. A l’opposé, il joue ici un séducteur hors-pair, à l’humour sûr, qui ne s’attache pas au physique de fille “ordinaire” de Bridget (jusqu’ici ce serait carrément mieux que le petit Hugh propre sur lui), mais carrément instable, méprisant, menteur, et incapable de s’engager (soit l’Antéchrist pour une trentenaire célibataire). Après avoir succombé au charme du Dom Juan qui lui faisait des avances, Bridget découvre la face cachée de l’iceberg, et se laisse découvrir l’agréable compagnie de Mark Darcy, avocat plutôt timide et pas forcément des plus sympathiques de prime abord, qui se révèlera être un prince charmant nouvelle formule, et plus vraisemblable que celui de nos rêves de gamines. Tout ça sans pour autant dire que Colin Firth est un laidron, loin s’en faut, mais à choisir… (ok, je suis superficielle, 15 coups de martinet pour moi ce soir)
Voilà donc une situation idyllique à la “Barbie princesse”, qui a le grand mérite d’être drôle de A à Z, qui nous fait rêver nous les filles toujours à la recherche de Ken et remémore de bons souvenirs à celles qui l’ont trouvé, qui fait au moins rire les hommes (et là… Barbie princesse nous fait oublier ces petites pommettes rouges de honte d’avoir chanté avec Bridget sur le générique) s’ils n’ont pas carrément adhéré, soit en fin de compte la parfaite équation pour une bonne opération commerciale. CQFD!
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