Batman, plus culte que jamais !
Vous me connaissez, les louanges hyperboliques de tous les journalistes ayant vu le dernier BATMAN m’ont forcément chatouillé : le dernier épisode du mégalo justicier déguisé en chauve-souris est-il aussi bien qu’on le dit ? Yes, yes et yes ! Et pour tout vous dire, ce film me bloque sur le dico à la lettre « P ». Explications…
Patience…
Il en a fallut avant de trouver enfin un Batman qui tienne bien la route. Ce personnage de fiction créé par Bob Kane en 1939 a “subit” un paquet d’interprétations. Après une série TV qui a pris un gros coup de vieux, un dessin animé de la même trempe, un démarrage pas si mal de Tim BURTON accompagné par le duo Jack Nicholson (alias « le Joker ») et Michael Keaton, un virage crypto-gay des épisodes Schwartzy-Clooney, ça y est : l’énigmatique Christian BALE sauve BATMAN.
Comment ? L’acteur et son réalisateur fétiche Christopher NOLAN mettent fin à la séquence paillette-BD et misent sur une approche plus noire, plus réaliste, plus … convaincante ! Et la réalisation sait en envoyer méchamment, presque assez pour nous faire croire au Chevalier noir.
Polyculturel ?
Ce Batman semble l’être : l’inévitable côté « américain » dûment lié à la nature même du style « comics » est atténué par une fin apparemment défaitiste (désolé), et, c’est vrai après tout, un « summer blockbuster » se devrait pourtant d’avoir une happy end. A qui la faute ? Une inspiration francophone du réalisateur Christopher NOLAN ? Non, raté ! Allez plutôt chercher dans la culture comics elle-même. Spiderman, Ironman, Daredevil sont tous des héros tourmentés : incapables de trouver l’amour d’une femme ou de leurs pairs, ils passent souvent par de mauvaises passes
Polymorphe ?
Christian BALE joue TROP bien : Bruce Wayne sait jouer des apparences, un milliardaire puant d’orgueil qui flambe aux yeux de tous, face au Dark Knight, tapis dans l’ombre, redresseur de tords. Dur, ordure, amoureux, romantique, adorable, quand Christian s’investit dans un rôle, c’est de BALE ! (Oui, je sais, elle était facile celle-là)
« …Poustoufflant ! »
C’est le qualificatif accordé spontanément à ce film par la première personne que j’ai interviewé à ce sujet (un canadien francophone de 50 ans). OUI ! Le dernier Batman en met plein la vue, certaines séquences hyper travaillées sont à couper le souffle, le scénario est assez alambiqué pour faire patienter les amateurs de drames psychologiques, les acteurs (quels acteurs !) sont 100% dans le ton, avec une mention spéciale au feu Heath Ledger, décédé en janvier 2008 avant la sortie du film.
Plutôt long…
La durée officielle du film est de 02 h 27, faisant de cet épisode la plus longue adaptation cinématographique de Batman jamais réalisée.
Profits !
Le film rencontre un ENORME succès, alignant de nombreux records au box-office (dont le record du plus grand nombre d’entrées vendue la semaine de la sortie d’un film). Le bilan de ce w-e annonce que BATMAN est sur le point de dépasser TITANIC, tenant du record mondial des recettes cinématographiques. Fera-t-il plus d’entrée que le bateau qui coule en chantant du Céline DION ?
Le Pompon !
Les fans de la première heure reverront avec joie le méchant « Double Face » des premiers jours, encore mieux qu’en BD !
Passé :
Allez, si vous découvrez tout juste le phénomène (vous avez le droit d’avoir 14 ans), voici un rappel des longs métrages précédents :
Batman (Tim Burton, 1989) : Michael Keaton est Batman
Batman, le défi (Tim Burton, 1992) : Michael Keaton est encore est Batman
Batman Forever (Joel Schumacher, 1995) : Val Kilmer imite un Batman qui dérape
Batman & Robin (Joel Schumacher, 1997) : George Clooney, là c’était la cata…
Batman Begins (Christopher Nolan, 2005) : Christian Bale sauve le mythe, ouf !
Pommade ?
OK, j’arrête d’en passer, c’était bien, alors allez le voir.
Dire qu’on partait de ça :
… et qu’on en arrive là :
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stephane
Il y aura éternellement les mécontents et les enchantés. Je me place du côté des enchantés (de la première heure), mais mon beau frère, fan du comics, est déçu de ce dernier volet qui ne respecte pas l’histoire et selon lui plus grave encore, le rapport entre Batman et le Joker (trop “d’importance” est donné à ce dernier). Les goûts et les couleurs !